1ères difficultés

1ères difficultés
En s'engageant avec Solidarités, nous avons été affectées pour une mission au Darfour: nous allions travailler dans un camp de réfugiés.
Notre mission n'avait pas encore commencé que des obstacles se dressaient déjà sur notre route...
Une d'entre nous (Camille) a dû attendre 2 mois avant que son visa ne lui soit délivré. Alors qu'après mai 2004, des pressions intenses de la communauté internationale, le gouvernement Soudanais a été forcé d'accorder les visas sous 48h au personnel des ONG.
C'est le temps qu'ont dû attendre Marine et Charline.
Voici notre histoire...

Arrivées à l'aéroport d'el Fasher, nous sommes accueillies par Ibrahim, notre guide et traducteur sur place. Ainsi nous sommes acheminées jusqu'au camp en Jeep.
Plus nous nous enfonçons dans les terres; plus nous découvrons la situation épouvantable dans laquelle est le Darfour.
Sur la route, nous passons devant un village dévasté par les Janjawids. Ibrahim nous explique qu'il y a un mois; une horde de Janjawids a tué, violé, brûlé les maisons et empoisonné l'unique point d'eau avec des cadavres d'animaux. Les rescapés se sont réfugiés dans le camp d'Abshok où nous avons été affectées.

# Posté le mardi 26 décembre 2006 13:20

Modifié le jeudi 08 février 2007 02:21

Notre arrivée au camp

Notre arrivée au camp
Enfin arrivées! A première vue; il pourrait s'agir d'un décor de studio: des lignes de tentes blanches dressées sur des dunes de sable au bord du désert. Mais Abshok n'est rien de tout ça... Là, plus de 400 000civils africains essayent de survivre.

# Posté le mardi 26 décembre 2006 13:25

Modifié le jeudi 15 mars 2007 13:28

Notre première semaine

Notre première semaine
Première impression: le camp est surpeuplé. Il y a très peu d'espace pour tous ces enfants et ces femmes réfugier, leurs principales occupations sont l'attente d'eau de nourriture et pour les plus faibles de soins.
Comme les gens, pour la plupart, sont partis quasiment du jour au lendemain de chez eux, souvent à cause d'attaques ou de pillages, ils n'ont rien. A partir de là, les besoins auxquels il faut répondre en même temps, sont :

- Aide alimentaire et en eau potable sur le lieu d'arrivée

- Produits de première nécessité (Bâches plastique, tentes, ustensiles de cuisine, moyens d'accès à l'hygiène)

# Posté le mercredi 27 décembre 2006 12:28

Modifié le jeudi 26 juillet 2007 05:02

Notre installation

Notre installation
Nous sommes installés dans une tente au centre du camp juste à côté de l'hôpital de fortune. Nous sommes 21, avec quatre langues différentes : il y a deux allemands, quinze soudanais et une anglaise. Nous communiquons la plupart du temps en anglais, ce qui est plus simple pour nous tous. L'ambiance entre nous est dès le début amicale et une très forte solidarité nous lie.
Les membres de l'équipe sont très complémentaires. Betty, par exemple, était infirmière à Liverpool et nous a appris à faire des piqûres et joue un rôle important en nous informant sur les maladies du camp. L'hygiène laisse à désirer, on est loin du confort européen. Les canalisations sont souvent bouchées ou cassées, cela entraîne des problèmes d'odeurs et favorise la prolifération des bactéries.
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# Posté le mercredi 03 janvier 2007 10:04

Modifié le jeudi 15 mars 2007 13:29

Semaine 2

Semaine 2
L'une des occupations quotidienne et des plus importantes est la distribution d'eau et de nourriture. Habituellement, le ravitaillement des réfugiés se passe relativement bien, cependant, avec l'accroissement de la population au sein du camp, cela devient de plus en plus problématique. Les femmes attendent parfois plusieurs heures avant de recevoir leurs rations journalières en eau et en riz. C'est la tâche qui nous a été confiée cette semaine. Cela est éprouvant, aussi bien physiquement que psychologiquement.
Voir ces gens attendre avec autant de patience est déconcertant étant donné leur état.

D'un point de vue logistique; on a eu cette semaine un grave retard dans les ravitaillements en nourriture. Ibrahim nous a expliqué que c'était très fréquent et que le gouvernement était l'auteur de ces conditions de travail déplorables. En effet, il ne coopère pas du tout avec les ONG et créé même des obstacles supplémentaires avec beaucoup de contrôles.

C'est à ce moment là que l'on s'est rendu compte que les conditions humanitaires étaient vraiment instables, notre sentiment de sécurité avait disparu.
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# Posté le mercredi 03 janvier 2007 10:35

Modifié le jeudi 08 février 2007 02:28