Notre mission n'avait pas encore commencé que des obstacles se dressaient déjà sur notre route...
Une d'entre nous (Camille) a dû attendre 2 mois avant que son visa ne lui soit délivré. Alors qu'après mai 2004, des pressions intenses de la communauté internationale, le gouvernement Soudanais a été forcé d'accorder les visas sous 48h au personnel des ONG.
C'est le temps qu'ont dû attendre Marine et Charline.
Voici notre histoire...
Arrivées à l'aéroport d'el Fasher, nous sommes accueillies par Ibrahim, notre guide et traducteur sur place. Ainsi nous sommes acheminées jusqu'au camp en Jeep.
Plus nous nous enfonçons dans les terres; plus nous découvrons la situation épouvantable dans laquelle est le Darfour.
Sur la route, nous passons devant un village dévasté par les Janjawids. Ibrahim nous explique qu'il y a un mois; une horde de Janjawids a tué, violé, brûlé les maisons et empoisonné l'unique point d'eau avec des cadavres d'animaux. Les rescapés se sont réfugiés dans le camp d'Abshok où nous avons été affectées.



