Les membres des organisations humanitaires courent de plus en plus de risques. Entre juillet et septembre 2006, 12 d'entre eux ont été tués au Darfour.
Les attaques de convois humanitaires sur les routes sont devenues si fréquentes que désormais une grande partie de l'aide se fait par voie aérienne.
Nous pensons que l'un des buts principaux des auteurs de ses actes est de s'approprier des véhicules, des téléphones satellitaires et de l'argent, mais ils sont malheureusement accompagnés de violences contre les membres du personnel.
Médecins sans frontières a subit déjà 40 attaques et atteintes à la sécurité depuis le début de 2006. Cette organisation humanitaire qui prenait contact avec les comandants des groupes opérant dans les zones qu'elle souhaite approvisionner, pour assurer un transport plus sécurisé, doit désormais négocier avec de nombreux intermédiaires. Lorsqu'ils souhaitent se rendre auprès des populations des zones tenues par les rebelles, les travailleurs humanitaires doivent souvent passer par plusieurs postes de contrôle, à leurs risques et périls.
Le gouvernement soudanais continue à limiter les déplacements des travailleurs humanitaires et à intimider les organisations. Il cherche à dissimuler les souffrances des Darfouriens plutôt que de se pencher sur la question pour résoudre le problème. Plusieurs organisations qui avaient fait un rapport public de la situation au Darfour de la détresse de la population ont souvent dû voir leurs aides entravées ou encore des membres de leur personnel harcelés, arrêtés ou bien mêmes expulsés.
Nous supplions à présent le gouvernement du Soudan de permettre aux ONG de pouvoir se rendre librement et en toute sécurité auprès des civils et ceci dans toutes les zones du Darfour car sans ça se sera de plus en plus de personnes qui mourront de simple maladies fautes de déplacement.


