L'insécurité sur les routes

L'insécurité sur les routes
Des dizaines de milliers de personnes risquent de mourir au Darfour faute d'aide humanitaire. Il faut dire que la moitié de la population du Darfour dépend de cette aide. Bien que tardive, l'opération humanitaire de grande ampleur mise en place en 2004 a sauvé des centaines de milliers de vies, mais elle est désormais menacée. L'aide humanitaire pour la population civile s'est trouvée considérablement réduite en août 2006, atteignant son niveau le plus bas depuis 2004.
Les membres des organisations humanitaires courent de plus en plus de risques. Entre juillet et septembre 2006, 12 d'entre eux ont été tués au Darfour.
Les attaques de convois humanitaires sur les routes sont devenues si fréquentes que désormais une grande partie de l'aide se fait par voie aérienne.
Nous pensons que l'un des buts principaux des auteurs de ses actes est de s'approprier des véhicules, des téléphones satellitaires et de l'argent, mais ils sont malheureusement accompagnés de violences contre les membres du personnel.

Médecins sans frontières a subit déjà 40 attaques et atteintes à la sécurité depuis le début de 2006. Cette organisation humanitaire qui prenait contact avec les comandants des groupes opérant dans les zones qu'elle souhaite approvisionner, pour assurer un transport plus sécurisé, doit désormais négocier avec de nombreux intermédiaires. Lorsqu'ils souhaitent se rendre auprès des populations des zones tenues par les rebelles, les travailleurs humanitaires doivent souvent passer par plusieurs postes de contrôle, à leurs risques et périls.
Le gouvernement soudanais continue à limiter les déplacements des travailleurs humanitaires et à intimider les organisations. Il cherche à dissimuler les souffrances des Darfouriens plutôt que de se pencher sur la question pour résoudre le problème. Plusieurs organisations qui avaient fait un rapport public de la situation au Darfour de la détresse de la population ont souvent dû voir leurs aides entravées ou encore des membres de leur personnel harcelés, arrêtés ou bien mêmes expulsés.
Nous supplions à présent le gouvernement du Soudan de permettre aux ONG de pouvoir se rendre librement et en toute sécurité auprès des civils et ceci dans toutes les zones du Darfour car sans ça se sera de plus en plus de personnes qui mourront de simple maladies fautes de déplacement.
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# Posté le mercredi 10 janvier 2007 05:27

Modifié le jeudi 26 juillet 2007 05:02

L'éducation

L'éducation
En vivant au quotidien avec toute ces personnes, on se rend compte que se sont essentiellement des jeunes, voir des très jeunes. On peut expliquer cela par une croissance démographique du pays très élevée, mais aussi du fait que beaucoup d'enfants se retrouvent orphelins, leurs parents étant souvent tués par les janjawids.
Pour redonner un espoir et pour occuper les jeunes, notre camp a monté une petite école grâce a une association (EMDH : Enfants du Monde de l'Homme). Elle cherche à développer l'éducation des plus jeunes en mettant en place un ensemble d'activités.
Le sport et particulièrement les sports d'équipes sont très appréciés. EMDH à mis en place 8 aires de jeu à but thérapeutiques, 17 centres de scolarisation ou les enfants réapprennent à dessiner, à faire de la peinture, du modelage, ils apprennent l'hygiène en chantant, en dansant... Les enfants retrouvent le sourire, c'est fabuleux, leurs joies dans ces moments las est une des plus belles récompensent pour nous, cela donne un véritable sens à notre engagement.

Mais malheureusement, le manque de moyen étant important, cette initiative ne peut se mettre en place dans tous les camps du Darfour, nous avons conscience d'être des privilégiés.
Après de telles journées, nous nous endormons avec des rêves et des images pleins la tête.
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# Posté le dimanche 14 janvier 2007 13:34

Modifié le vendredi 02 février 2007 13:43

Nous manquons de moyens

Nous manquons de moyens
Les camions de nourritures et de matériels arrivent toujours moins chargé, et de nouveaux réfugiés rejoigne le camp chaque semaine. Quand nous demandons au chauffeur pourquoi le ravitaillement est moins important que la fois dernière, il nous répond qu'il a pris que ce qu'on lui a donné et que nous devrions nous estimer heureux que la marchandises soit arrivées jusqu'à nous. D'après Frantz, l'allemand, de nouvelles mesures au sein des organismes humanitaires ont été prises. Ils ont réduit les financements pour notre camp. Nous nous demandons comment nous allons pouvoir gérer les distributions de nourriture, il va falloir encore réduire les portions qui étaient déjà restreintes. On est loin de l'abondance de nos pays occidentaux !

Les manques se font sentir partout, ils ressortent à chaque fois que nous intervenons médicalement. Par exemple, lundi dernier, une femme victime de complications post-natales, car elle n'a pu bénéficier d'une césarienne, son enfant est mort et elle a eu des infections. Car seule les populations aisées ont accès aux soins et à la chirurgie, et qu'au camp nous avons ni le matériel ni les structures adaptées. Nous nous sentons impuissantes face à de tels obstacles. Une autre fois, nous avons appris la mort d'un jeune, décédé d'une appendicite. Maladie bénigne en France, à laquelle succombent encore un bon nombre de personnes au camp.

Malgré une organisation efficace tout le travail à fournir n'est pas rempli. Nous attendons que Solidarités nous envoie d'autres humanitaires pour pouvoir continuer. Ce soir là la colère s'est fait ressentir, il faut dire que nous étions scandalisées et que nous en avions marre de travailler dans des conditions pareilles.
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# Posté le dimanche 14 janvier 2007 13:35

Modifié le mercredi 07 février 2007 10:23

L'insécurité

L'insécurité
On définit souvent la crise du Darfour comme une crise de la capacité de protection, à la fois des personnes déplacées et des résidents. Jours après jours, quand de nouvelles personnes arrivent nous voyons la peur sur les visages. Ils sont envahis par la peur.

Nous constatons un manque considérable de casques bleu pour protéger le camp. Nous ne nous sentons plus en sécurité. Tous les jours de nouvelles plus alarmantes que les autres arrivent, la situation au camp est instable. Des camps ont été attaqués au Nord. Nous ne pouvons rien faire face au janjawids et à ceux qui les contrôle. Sans l'aide des forces armées pour protéger notre camp, notre intervention risque d'être interrompu. Nous sommes de plus en plus inquiètes, mais il faut quand même garder le sourire pour toutes ces personnes. C'est dans ces moments là que la difficulté se fait ressentir.

Nous avons encore des difficultés pour accéder aux personnes qui ont besoin d'aide. Ceci est dû à l'insécurité (violences des Janjawids), à la très mauvaise infrastructure routière, à la taille du territoire concerné (globalement équivalent à la France), et à l'actuelle saison des pluies. Les besoins dans la plupart des secteurs (nourriture, abris, accès à l'eau potable et aux soins de santé) ne sont que partiellement comblés.
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# Posté le dimanche 14 janvier 2007 13:39

Modifié le mercredi 07 février 2007 10:23

L'attitude du gouvernement de Khartoum

L'attitude du gouvernement de Khartoum
L'une des clés pour résoudre le conflit au Darfour réside dans le contrôle des milices et des autres groupes armés qui rodent dans la région en toute impunité. Un grand doute persiste quand au contrôle du "monstre" que le gouvernement a engendré, on peu même aller jusqu'à se demander si il n'est pas le résultat anticipé et recherché de la politique de Khartoum.

Quoi qu'il en soit, le Gouvernement soudanais a démenti toute campagne de génocide, affirmant au contraire que la crise humanitaire au Darfour résulte de sa lutte contre une rebellion de noirs musulmans. Il a également démenti s'appuyer sur les milices janjawids.

L'ONU a voté une résolution prévoyant le déploiement de 22 000 Casques bleus, en remplacement de la force de l'Union africaine présente sur place.
Ce déploiement est catégoriquement refusé par al-Bachir, qui y voit une"recolonisation du pays"...

Il avait également promis un accès humanitaire total au Darfour, moindre réponse aux pressions internationales des donnateurs.En réalité, il est revenu sur ses promesses.En mars 2004, Frantz attendait encore six semaines son visa pour entrer au Soudan et il fallait encore compter, entre autres entraves, avec les négociations pour obtenir individuellement un permis de voyager limité à certaines régions et à une certaine durée.
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# Posté le jeudi 25 janvier 2007 10:53

Modifié le mercredi 07 février 2007 10:27